COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Afin de mieux comprendre pourquoi Charly s'enthousiasma pour l'île de Koh Tan, il faut lire ses aventures en Guyane et à Goa, en Inde ; c'est ce long cheminement qui l'a décidé de quitter la France, l'Europe, pour vivre et pourquoi pas mourir à Koh Tan.

Rêver de faire de la Guyane française, voisine du Brésil et du Suriname, l'Eldorado de l'écotourisme aux Amériques fut un puissant moteur, une sacrée motivation pour Charly Selrac, baron de Fort-Lapin.

 

Missionné par le Président, il s'envola pour ce lointain département français bien décidé à accomplir son mandat. Mais il était loin de s'attendre à découvrir une telle situation : un pays soumis à l'autorité brutale de la mafia locale en cheville avec la pègre brésilienne et surinamienne.

Écoutons-le !

"La rencontre avec les enfants des victimes d'un attentat a été déterminante. J'ai mis toute mon ardeur à aider les Amérindiens à reconquérir les terres de leurs ancêtres et retrouver la quiétude de leur vie au cœur de la forêt, la "Madre", leur mère, qui leur apporte l'harmonie essentielle à leur bonheur. Je me suis armé de patience pour faire fi de ma vie passée et me mettre à leur écoute. Ils m'ont donné leur amitié et quel que soit mon avenir, ils resteront mes amis à tout jamais.

Faire de la Guyane l'éden de l'écologie dans cette partie du monde, c'est possible. Le pays s'y prête, mieux encore que le Costa Rica, car 96% des 86.500 km2 de la superficie de son territoire est recouvert de forêts primaires parmi les plus belles, les plus riches en matière de biodiversité tant animale que végétaleet les moins écologiquement fragmentées du monde… 4% seulement ont été "abîmées" par l'homme.

Les Amérindiens, s'appuyant sur leur tradition orale, soutiennent que leurs ancêtres ont toujours habité là. Quoiqu'il en soit, la diversité des milieux naturels du continent a engendré des cultures très différentes.

Vous comprenez que ce pays offre des ressources qui vont bien au-delà des chiffres et statistiques. En dehors de ses spécificités uniques, c'est la mémoire d'un peuple, d'une civilisation qui est en jeu, basée sur la transmission du savoir par l'oral ; le monde entier devrait s'unir pour protéger une telle richesse.

Je suis un grand voyageur devant l'éternel. Cet éternel pour moi, c'est la nature et l'espèce végétale qui la recouvre. Elle était là avant nous, elle nous survivra, malgré tous les sévices que l'espèce humaine - la plus déconcertante des espèces - lui fait subir, car elle est l'intelligence à l'état pur. Elle est la Madre des Wayanas. Ils la vénèrent et la protègent comme une mère nourricière, ils l'aiment comme une amante, comme une amie, ils lui parlent et elle leur répond. Elle leur est toujours de conseils avisés parce qu'il sont naturels et logiques, limpides et clairs comme les cours d'eau avant que les pollueurs s'installent sur les rives de leurs fleuves et rivières et y déversent leurs boues mercurielles. .

Les Amérindiens ont déclenché en moi un véritable déclic, une prise de conscience inéluctable, irréversible, une conviction profonde, une révélation identique à celle de Simon Pierre sur le chemin de Damas. Une foi inexpugnable.

C'est l'un des rares peuples au monde à ne s'être pas réfugié dans une foi religieuse pour survivre ! Preuve de maturité, d'intelligence.

Lorsque j'ai posé le pied sur la plage de Koh Tan Village, je suis tombé en amour de cette île, elle m'a rappelé la Guyane et le rêve que j'avais fait pour cette contrée d'Amérique, mais à une petite différence près, Koh Tan mesure sept kilomètres carrés et demi... Le challenge de la préserver est ici à ma portée !" Charly Selrac de Fort-Lapin

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